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Analyse de mon évaluation et de ses résultats 04/06/2009

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test Gdes Découvertes

Résultats: Grille

Grille individuelle

Corrections TS Question2


1) Analyse des résultats des élèves

 Le test significatif que j’ai confectionné a été réalisé au mois de mai par ma classe de 7VSB. Ils disposaient de 45 minutes pour rédiger une légende, lire deux petits textes, répondre aux questions, puis rédiger une analyse réflexive sur ce qui avait été lu précédemment, à l’aide de leurs connaissances. En fonction des objectifs fixés pour ce test, j’ai décidé de poser et d’évaluer les critères suivants :

  • la pertinence de la légende
  • la capacité de l’élève à faire une articulation claire entre les documents et ses connaissances.

Chaque critère était alors doté de quelques indicateurs me permettant de valider les réponses des élèves avec objectivité. Un seuil de réussite à 60% de la tarification maximale était également fixé.

 La pondération attribuée aux différentes parties de l’évaluation était variée. En effet, 65% du test concernaient la rédaction d’une analyse réflexive (2ème partie de la question 2), puisqu’elle certifiait la compétence principale, 25% étaient attribués à la rédaction de la légende (question1) et seuls 10% étaient attribués à la compréhension des documents, puisqu’il s’agissait uniquement de restitutions de connaissances. Sur un total maximum de 20 points, les élèves devaient obtenir un total minimum de 12 points afin d’atteindre la note moyenne de 4. Cela représente donc 60% de réussite pour ce test significatif.

 La moyenne générale de la classe s’élève à 3.77. Les élèves obtiennent des résultats relativement divers puisque ceux-ci se situent entre 6 et 2. De ce fait, 52 % d’entre eux se trouvent en dessus de la moyenne et 48% se trouvent en dessous. Cela s’explique par une concentration d’élèves obtenant une note de 4.5 ou de 3. En effet, 24% des apprenants réussissent à atteindre une note équivalente à 4.5 alors que 28% acquièrent un 3.

Notes

6

5.5

5

4.5

4

  

  TOTAL

Nombre d’élèves par note

1

0

2

6

4

   
Pourcentage

4%

0%

8%

24%

16%


52%

 

Notes

3.5

3

2.5

2

1.5

 

TOTAL

Nombre d’élèves par note

3

7

1

1

0

   

Pourcentage

12%

28%

4%

4%

0%

 

48%

En ce qui concerne la rédaction de la légende (question 1), 63% de la classe a atteint le seuil de réussite. Toutefois neuf élèves se trouvent en dessous du seuil, soit 38% de la classe. Les principaux problèmes rencontrés par ces élèves ont été de placer correctement les éléments demandés sur la carte, plus particulièrement les empires coloniaux, et de rédiger une légende aux libellés concrets. Par exemple, certains élèves ont uniquement mis « empires coloniaux » dans leur légende, sans préciser de quels empires il s’agissait. D’autres n’ont tout simplement pas été capables de placer les éléments demandés, ce qui reflète un manque accru de connaissances. Bien qu’ils aient eu la possibilité de consulter la carte du monde actuel, il leur a été parfois difficile de définir les différents continents. Deux élèves ont cru reconnaître l’Asie sur le continent Américain, ce qui les a induits en erreur pour tout l’exercice.

 Très souvent travaillée en classe, les questions de compréhension de texte (1ère partie de la question 2) compte uniquement trois élèves n’ayant pas atteint le seuil de réussite. Cela correspond donc à 8% de la classe et signifie que 92% des élèves ont réussi avec succès cet exercice.

 La deuxième partie de la question 2 quant à elle, obtient le plus faible taux de réussite avec 55 % de la classe. Cela signifie donc que onze apprenants, soit 45% des élèves, n’ont pas atteint le nombre de points suffisants. De manière générale, les élèves éprouvent de la difficulté à se détacher des documents afin d’avoir un esprit critique suffisant et d’en tirer une conclusion pertinente. Beaucoup se contentent de paraphraser les éléments du texte. Les élèves n’atteignant pas le seuil de réussite ont généralement de la difficulté à justifier leur propos. Cela relève donc plus d’une compétence interdisciplinaire que propre à l’histoire.

 Elève obtenant une note de 5 (16pts/20pts)

Le travail de cet élève est correct puisque le nombre de points obtenus pour chaque question dépasse largement le seuil de réussite fixé.

La légende est claire et pertinente malgré une petite erreur de lecture ne lui permettant pas de tracer correctement le voyage de Vasco de Gama. Cependant, la compétence et le critère qui le certifient sont largement acquis. La première question lui rapporte donc 4.5 points sur 5. Les textes historiques quant à eux sont compris. Cependant cet élève n’a pas répondu précisément à l’une des questions, ce qui lui a fait perdre 0.5 point. Il obtient alors 1,5 point sur 2. En ce qui concerne l’analyse réflexive des deux textes, celle-ci est très pertinente. L’élève fait preuve d’un très bon esprit critique et écrit son texte de manière réfléchie. De plus, pour appuyer ses propos, il utilise ses connaissances en faisant référence aux documents étudiés en classe. Il répond donc au critère fixé pour cette partie de l’évaluation, soit une articulation claire entre documents et connaissances. Cependant, il lui arrive de ne pas justifier suffisamment ses réponses. C’est pour cette raison qu’il n’obtient que 10 points sur 13. 

 Elève obtenant une note de 4 (12.5pts/20pts)

Le travail de cette élève est suffisant puisqu’il obtient la note moyenne de 4. Même si la légende est relativement compréhensible (malgré quelques imperfections dans le choix des figurés), elle n’est pas réellement pertinente puisque les tracés sont incorrects pour la plupart. Cela ne lui permet donc pas d’atteindre le seuil de réussite de cette question et ne lui rapporte que 2 points sur 5. La question 2 quant à elle est satisfaisante puisqu’elle atteint le seuil de réussite fixé pour les deux parties. En effet, la première partie atteint le maximum de points, ce qui montre qu’elle a compris les documents présentés. La seconde partie lui rapporte par contre 8.5 points sur 13. Dans son analyse réflexive, cette élève fait référence à des dates ainsi qu’à des événements montrant sa capacité à faire des liens entre les documents et ses connaissances. Toutefois, elle éprouve quelques difficultés à justifier la fiabilité des textes car elle n’a pas saisi qu’ils reflétaient réellement les divergences d’opinions que pouvaient avoir les Européens à cette époque. Même s’il lui reste quelques progrès à faire aux niveaux des compétences fixées, son résultat certifie ses capacités.

Elève obtenant une note de 2 (5.5pts/20pts)

Le travail de cette élève est largement insuffisant puisque seul un exercice obtient le seuil de réussite. Il s’agit de la première partie de la deuxième question (p.2), soit l’exercice de compréhension. Cependant, sur les deux points attribués à cette partie, seulement 1.5 point a été obtenu. En effet, elle n’a pas réussi à expliquer correctement la raison pour laquelle le terme « Indes » figurait dans le titre de l’ouvrage de B. de Las Casas. Elle n’a vraisemblablement pas compris le sens de la question. Pourtant, la majorité des élèves ont répondu correctement à cette dernière et il s’agit d’un élément que nous avons passablement répété en classe. Son incompréhension se répercute sur la deuxième partie de la question deux (p.3), qui ne lui permet de décrocher que quatre points sur treize. Son texte est bien écrit malheureusement son analyse des documents est incorrecte et insuffisante. Bien qu’elle remarque que les auteurs sont contemporains l’un de l’autre, elle ne fait pas pour autant un lien avec la découverte de l’Amérique. De plus, elle pense que les deux auteurs ont le même point de vue sur les indigènes alors qu’ils ont une vision totalement différente. Malgré son interprétation erronée des documents, elle gagne toute de même quelques points puisqu’elle fait part de réflexion sur le sujet. Grâce au choix des indicateurs, elle n’est pas doublement pénalisée. En effet, même si cette élève est en échec car elle ne satisfait pas au critère minimal, ce qu’elle a réussi est reconnu. Toutefois par sa rédaction, il m’est difficile de pouvoir vérifier le critère fixé pour cette question, soit une articulation claire entre document et connaissances.

Le premier exercice quant à lui (p.1) ne lui rapporte aucun point. Seuls deux éléments sur six figurent sur la carte et dans la légende. Toutefois ceux-ci ne sont pas placés correctement. Quant aux autres éléments demandés, ils ne figurent à nulle part. Il m’est donc difficile d’évaluer quoi que ce soit, puisque « rien » n’est représenté sur la carte. Cela signifie que cette élève n’a pas compris les modifications qu’ont engendré les voyages entrepris par les Européens, ni le partage du monde qui en résulte.

 

2) Propositions de remédiations

Afin de connaître les problèmes d’enseignement-apprentissage rencontrés par les élèves, je me suis interrogée sur les causes de ces derniers. Cela est une tâche complexe qui demande une grande réflexion. En effet, chaque élève utilise des « voies » d’apprentissage différentes. Nous avons des élèves qui assimilent mieux les concepts lorsque ceux-ci sont transmis oralement, alors que d’autres préféreront en prendre connaissance par écrit. Quelle que soit la méthode d’apprentissage utilisée par l’élève, il est important qu’ils aient la possibilité d’exercer suffisamment une compétence avant que celle-ci soit certifiée. Le maître doit également être capable de différencier son enseignement afin que tous les élèves puissent saisir les informations données de manière optimale. Etant donné que chaque individu progresse à son propre rythme, certains élèves auront déjà atteint un bon niveau de développement de la pensée alors que d’autres ont de la peine et doivent s’améliorer. Je ne dois donc pas m’arrêter à une compréhension partielle de la classe mais m’efforcer de prendre plus de temps afin que tout le monde ait compris. Cependant, il est difficile de consacrer beaucoup de temps aux élèves en difficulté lorsque nous enseignons qu’une période par semaine à la classe.  

Durant cette année, nous avons souvent eu l’occasion de comparer des documents. Lorsque nous avons confronté le film « 1492 : Christophe Colomb » au journal de bord, les élèves faisaient des réflexions pertinentes et semblaient avoir compris les différences qu’il y a entre un film de fiction et une source historique. De même, ils avaient eu des réactions différentes en ce qui concerne la vision de l’Autre. Cela aurait dû les orienter sur la possibilité d’avoir des opinions différentes sur un fait identique. Certains élèves semblent donc comprendre les concepts mais ne parviennent qu’avec peine à exécuter les travaux écrits. De même, d’autres paraissent toujours travailler avec application mais échouent aux tests. Afin de remédier à ces problèmes, voici quelques pistes que je tenterais d’expérimenter.

Afin de remédier aux problèmes d’analyse rencontrés, il faudrait reprendre cela avec les élèves en les invitant à discuter du sujet à traiter. Puis leur demander de dresser la liste des mots clés. Ainsi, nous reprendrions les bases de toutes analyses. Afin que les élèves soient à l’aise dans l’écriture, il est important que je leur donne plus de possibilités d’écrire, cela en insistant plus sur les idées plutôt que sur la forme ou sur le style. N’enseignant pas le français, nous pourrions par exemple collaborer avec leur maître de manière à ce qu’ils deviennent plus autonomes à ce niveau. De même dans un premier temps, s‘ils se sentent gênés dans l’expression écrite de leurs propos, il est possible de créer des duos et de leur demander de corriger le texte de leur camarade.

En ce qui concerne les problèmes liés à la rédaction de la légende, il faudrait habituer les élèves à faire abstraction de la consigne. En effet, certains élèves étaient étonnés de se voir retirer des points alors que l’emplacement des éléments demandés était correct. Selon eux, le terme « empires coloniaux » est suffisamment précis pour désigner les colonies Espagnols et les comptoirs Portugais. De même, une élève ne comprenait pas pour quelle raison je ne trouvais pas pertinent de définir les continents inconnus et connus par les initiales « I » et « C », sans rien mentionner dans la légende. Les élèves doivent donc se rendre compte que n’importe qui devrait pouvoir être capable de lire leur légende, sans pour autant connaître le sujet. Afin d’exercer cela, je pourrais leur donner des productions d’élèves, des cartes ou des graphiques à interpréter, sans qu’ils ne connaissent le sujet.

Bien que le test formatif que nous avions fait remplissait le contrat didactique, je pense qu’il faut que je consacre encore plus de temps dans l’enseignement des compétences visées, cela afin de m’assurer que tous les élèves aient bien compris la tâche. Cependant, cela n’est pas toujours facile lorsque nous bénéficions que d’une période par semaine avec une classe.

 

3) Analyse rétrospective du dispositif d’évaluation

 Corrections à apporter au test :

Tout d’abord, je tiens à faire une correction en ce qui concerne un des énoncés du travail. Il s’agit de la première question. Dans la consigne, je demande de rédiger une légende dans laquelle doivent figurer les continents connus et inconnus au Moyen Age. Ma consigne n’était pas suffisamment précise puisque je n’avais pas spécifié s’il s’agissait des continents que les Européens n’avaient encore jamais atteints mais qu’ils connaissaient grâce au voyage de Marco Polo ou s’il s’agissait des continents qu’ils n’avaient jamais atteints. Pour cette raison, j’ai dû être relativement souple au niveau de la correction.  

En ce qui concerne la deuxième partie de la question 2, soit l’analyse réflexive, il aurait fallu que je laisse les élèves écrire un texte libre à partir de la comparaison des textes. Ainsi j’aurais mieux pu évaluer leurs capacités à faire une articulation claire entre les documents et leurs connaissances (critère). En effet, en dirigeant leur texte, je leur ai imposé certaines contraintes ne leur permettant pas totalement de donner libre cours à leur réflexion (liberté d’expression). A titre d’exemple, un élève a écrit un texte aux réflexions pertinentes mais il n’a que partiellement expliqué les points de vue des auteurs et ne s’est pas exprimé sur la fiabilité des écrits. Pour cette raison, il n’a obtenu que 7.5points, soit le seuil de réussite. Si je lui avais laissé la possibilité de s’exprimer librement, il aurait obtenu plus de points. Cependant, peut-être que d’autres élèves auraient eu plus de difficultés si je n’avais pas procédé ainsi ?  

 Grille d’évaluation :

Dans l’évaluation que j’ai confectionnée, les élèves devaient principalement mobiliser et intégrer conjointement savoirs et savoir-faire. En effet, mis à part pour la 1ère partie de la question 2 où les élèves devaient uniquement savoir refaire ou redire, ils devaient bien être capables d’identifier des éléments puis d’exploiter leurs connaissances pour réaliser les autres tâches demandées. Bien qu’elles soient nouvelles dans leur forme, elles sont semblables à d’autres situations appartenant à la même famille. La complexité de ces dernières permet alors de garantir le caractère intégratif de la démarche puisque les tâches demandées supposent une implication personnelle dans le travail.

Dans un premier temps, je me suis questionnée sur la méthode que j’allais utilisé pour certifier les compétences visées par ce test. Je me suis alors orientée vers une optique critériée puisqu’elle correspond le mieux à l’esprit d’une pédagogie par compétences. Dans un deuxième temps, j’ai défini les critères, les indicateurs ainsi que les seuils de réussite me permettant d’évaluer le niveau de maîtrise de l’élève. Pour chaque critère, j’ai tenté de définir un nombre suffisant d’indicateurs indépendants les uns des autres, afin de l’évaluer le plus objectivement possible. En effet, si le maître n’instrumente pas suffisamment sa méthode d’évaluation, la certification ne peut être fiable car elle contient une grande part de subjectivité. Comme le disent Dambroise et Bouhon dans leur ouvrage « évaluer les compétences en classe d’histoire », l’énoncé des critères et des indicateurs, la vérification de leur indépendance et la détermination de leur degré d’importance permettent de rendre plus explicites les paramètres de l’évaluation d’une compétence au terme d’une activité d’intégration. En ce qui concerne le seuil de réussite, j’ai choisi de le placer à 60% du nombre de points attribués à la tâche demandée, cela afin de déterminer si le critère est respecté et si le niveau de maîtrise est suffisant.

Lorsque j’ai établi la liste de mes indicateurs pour l’analyse réflexive (comparaison de textes), il m’a semblé important d’attribuer des points aux élèves qui avaient essayé de répondre complètement à la tâche demandée, même si la pertinence de leurs propos était incorrecte. En effet, certains élèves faisaient fausse route puisqu’ils interprétaient mal les propos des textes. Toutefois malgré leur mauvaise interprétation des documents, ils pouvaient faire preuve d’un bon esprit critique, ce qui était un point positif. Ils n’ont donc pas été pénalisés à plusieurs reprises et ce qu’ils ont réussi a tout de même été reconnu. Malheureusement suite aux lectures que j’ai pu effectuer, je me suis rendu compte, trop tard, que j’ai fait une erreur fondamentale dans ma grille d’évaluation. En effet, j’ai attribué des points à mes indicateurs, ce qui signifie que je n’ai pas évalué le critère mais les indicateurs eux-mêmes !! Les résultats  des travaux des élèves ne sont donc peut-être pas fiables… Dorénavant, je tâcherais d’utiliser les indicateurs à titre indicatif et non comme des points devant figurer dans les productions des élèves.

A titre de conclusion, l’évaluation de situations complexes nécessite obligatoirement une telle grille puisque les élèves produisent tous un travail aux réflexions et aux démarches multiples. Sur 25 travaux rendus, aucun n’était identique, mis à part en ce qui concerne la restitution de connaissances. Cela montre la difficulté des épreuves par situations complexes. Malgré les erreurs produites dans ce travail, je tâcherai d’en tirer profit dans le but d’être plus performante à l’avenir.   

 

Bibliographie : 

-       Bouhon M., Damboise M., (2002). Evaluer des compétences en classe d’histoire,«L’évaluation des compétences terminales en histoire: Quelques repères » Louvain-La-Neuve.

-       Gerard F.-M., (octobre 2005). «L’évaluation des compétences à travers des situations complexes», Actes du Colloque de l’Admee-Europe, IUFM Champagne-Ardenne, Reims, 24-26.

-       www.bced.gov.bc.ca/specialed/docs/diff_dappr.pdf

-       Caron, J. (2003). Apprivoiser les différences. Guide sur la différenciation des apprentissages et la gestion des cycles, Montréal : Les éditions de la Chenelière inc.

-       Notes de cours

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